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Le portrait d'une jeune skateuse bordelaise: Marie Dabbadie

 


Marie Dabbadie - Black Bowl - Credits Maxime Conan

Peux-tu te présenter ?
Quand, Comment / par qui as tu découvert le skate ?
Quels étaient les premiers spots sur lesquels tu es allée?
Ta première planche, tu t’en souviens?


Je m’appelle Marie, j’ai 19 ans, je viens d’Hossegor et je me suis installée à Bordeaux il y a deux ans. J’ai découvert le skate il y a 5 ans quand ma mère m’a offert un skate Element tout monté pour le noël de mes 14 ans. Ce skate m’a mené au Hall04, le skatepark d’Hossegor où j’ai rencontré pas mal de gens de tout âge qui m’ont largement influencé dans ma vie future, pour ce qui est des voyages, des rencontres, de l’ouverture d’esprit et de mon style de skate. J’ai commencé par le bowl, plus facile selon moi puisque je venais du monde du surf, mon papa est shapeur à Hossegor.

Hall04 à Hossegor

le skatepark n’est pas un lieu où l’on vient « défiler » mais plutôt se libérer !Qu-est ce que ça te fais d’être une fille qui skate ? Dans le sens où c’est une minorité de filles qu’on voit sur les skate-parks.
Au début, j’avais du mal à m’imposer mais je ne repousse pas la faute sur mon genre, plus sur ma timidité. Au final je me suis dis que j’étais une skateuse comme tous les autres et que si je voulais skater il fallait juste m’imposer et suivre les règles sans penser au fait que je sois une fille parce que le skatepark n’est pas un lieu où l’on vient « défiler » mais plutôt se libérer !

 

Tu te souviens de ton premier road-trip ?

Session à Sondika

Je me rappellerais toujours du Road trip avec Max, Pauli et Douglas. On est allé passé une semaine à côté de Bilbao à errer de parks en parks (Sondika, Algorta, Plentzia, Gernika, Irun,..). C’était génial dans le sens où on a pas arrêté de skater et d’apprendre des nouveaux tricks. Il y a même une petite vidéo qui raconte notre voyage.

 

Quelles villes ou spots t’ont particulièrement marqué ? 

La ville qui m’a le plus marqué c’est Barcelone où j’ai passé 12 jours cet été après avoir rencontré les jumelles Wilschusen et Nicoletta qui nous ont invitées Sandra et moi à venir habiter chez elle. Barcelone c’est une des plus belles villes que je n’ai jamais vu, les gens sont adorables, très ouvert et on ne s’y ennuie jamais. En plus, moi qui suis quelqu’un qui n’aime pas se presser, là bas le temps passe d’une façon étrange qui ne stresse jamais.

Les jumelles Andrea et Julia Wilschusen de Barcelone

Quelles sont tes inspirations dans le monde du skate ?

Mes potes avant tout, que ce soit les Pap’s d’Hossegor (Greg Poissonier, Polo Dias, JB Picot, Julien Bechet, Ben, le p’tit Georges Poole, ect..) ou alors les copains du Black Bowl Battalion (Julien Chauvineau, Bert, Gauthier, Max, Pauli, Melvin, Dougui, Bad Red, Thomas et les autres..) mais aussi tout ces gens que j’ai rencontré sur la route (Camille Despagne, les Barons, les filles de Barcelone, …) . Tout ces gens m’ont apporté le goût de voyager, de repousser mes limites dans le skate et la vie, et des millions de bons souvenirs..

Polo Dias dans sa rampe perso à Hossegor

Session Back to the Days - BBB

 

Quel est ton point de vue sur le skate, sur la place des filles… ?

Le skate est pour moi en quelque sorte un mode de vie où l’on apprends chaque jour.Le skate est pour moi en quelque sorte un mode de vie où l’on apprend chaque jour. Le skate ne m’a apporté que du bon, il m’a appris à ne plus avoir peur du regard des gens, à avoir des contacts simples avec des gens de tout âge et de tout horizon. De plus, c’est un sport créatif et étroitement lié à l’Art (photos, vidéos, graphisme, musique, street art) et cet aspect là n’est pas négligeable à mes yeux dans le sens où tout ceci me passionne.

Le skate est un monde sans frontières spatiales, c’est à dire que je pourrais partir demain dans n’importe quel pays, je sais que si je me rends dans un skatepark, je trouverais toujours un endroit où être accueillie sans appréhension parce que le skate est un milieu immense mais à la fois très petit.

Je pense que l’on fait trop d’histoire à propos de la place des filles dans le skate comme tout autre sport majoritairement masculin. On parle beaucoup des nanas qui font du skate comme des « casse-cou » ou des « héroïnes » alors qu’au final on va juste skater, on a autant de chances qu’un mec de se casser le bras et c’est pas grave, c’est le risque à prendre.

 

Des vidéos qui te motivent pour skater ?

Les vidéos Creature, les vidéos de Ray Barbee mais surtout les vidéos à l’arrache de mes potes comme celle de Transfert Skateshop filmées au portable mais qui arrivent à t’en mettre plein la vue avec des tricks énorme mais pixelisés ahah..

 

 

Qu’est ce que tu fais d’autres dans la vie?

Je suis en Fac de Sociologie,  je suis photographe amatrice (skate, portraits, concerts, architectures, voyages,…), j’écris et je photographie pour un tout nouveau mag sur Bordeaux (Se33ions), je prends des photos pour l’asso Ola.  J’ai une passion pour la musique qui m’amène très souvent dans les caves pour écouter du nouveau son et danser toute la nuit. Sinon, je suis du genre à prendre n’importe quelle opportunité pour partir en voyage. Ah et  je suis toujours en retard.

Exemple de photos que je fais:

 

Max et Pauli Flight Project

Antifun Krieg à l'Heretic

David au Black Bowl

Paulianna Laffabrier Fs Layback à Bordeaux

Pour en voir plus : https://www.facebook.com/pages/Mary-Sweet-Photography/201476073227352 ou http://emptymindscanfillagain.tumblr.com/

Pourrais tu nous décrire une journée type ?

Je me lève, je prends un « méga » p’tit dej, puis je sors dans la rue skater ou alors juste chiller quand j’ai pas cours, prendre des photos puis le soir si je peux aller dans un concert ou un endroit agréable c’est cool et je m’endors tous les soirs en regardant des dessins animés. Mais chaque matin je pense à partir, sac sur le dos, skateboard sous le bras pour de nouvelles expériences.

 

Interview réalisée par Pauliana Laffabrier