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Gil Le Bon Delapointe – Concepteur de la PAS House

 

 

Peux tu te présenter ? 

Mon nom est Gil Le Bon Delapointe,
Je réside a Dana Point en Californie depuis 13 ans où je travaille comme designer pour un autre francais, Pierre Andre Senizergues (PAS) , ex pro skateboarder et propriétaire de Sole Technology, une société qui crée et commercialise des chaussures et vêtements de sports de glisse, essentiellement basée dans le skateboard et snowboard.
Etnies, Emerica, 32, Altamont sont les marques de ses produits distribuées mondialement.

Dans le cadre de mon travail pour Etnies avec Pierre Andre, j’ai développé il y a quelques années une ligne de meubles crées a partir de skateboard recyclés: www.skatestudyhouse.com ainsi qu’un concept architectural d’espaces d’habitation skatable, la “PAS house” présentée l’ete dernier (2011) a Paris dans le cadre de l’exposition “Public Domaine” Culture du Skateboard a La Gaité Lyrique:

C’est au cours de cet exposition que Sébastien Daurel me parle du Projet Darwin a Bordeaux avec cet espace couvert destiné au skateboard. L’esprit du projet (communautaire, écologique) étant très proche de la philosophie de la marque Etnies avec cette maison skatable éventuellement itinérante nous a décidé de l’y installer pour un moment. je remercie d’ailleurs Philippe Barre pour cet opportunité et Seb qui a assuré le remontage de la PAS House.
Comme quoi la boucle est bouclée: un skater bordelais de la première vague, vivant en Californie revient dans sa ville au travers d’une création architecturale skatable…

A. : Justement, raconte nous ton histoire

76, Les Débuts… “nous nous inventions notre Californie a nous.”


Je decide de m’essayer au skate en 76 après avoir vu un reportage télé de 5mn sur le skateboard en Californie.
J’ai été tout simplement fasciné par cette vision d’un monde nouveau: les courbes des skateparks en béton, les protections des skateurs, l’engin (le skateboard), la vitesse, la gestuelle, la ressemblance avec le surf, tout ceci entouré de ciel bleu et de palmiers…sensations de liberté et d’autonomie.
Haha, quel cliché! et ça me reste encore tres présent plus de 30 ans après.

Ensuite, tout va tres vite:
Mon premier skate, un « skuda » en plastique acheté dans un magasin de jouet, mon skatepark est la rue derrière chez moi. je ne fais plus que ca. tous les jours s’il ne pleut pas!
En fait, tres vite le plat n’est pas mon truc, je suis fascine par la courbe ou plutot les plans inclinés.
Je commence a démonter les portes intérieurs de la maison que je pose contre la table du jardin qui me servira de plateforme.
Le soir, je remets les portes en place avant le retour de mon père.
Au fur et a mesure que les portes se noircissent, j’invente ma petite routine avec une série de kickturns et autres tricks.
Au bout de 6 mois d’entraînement solitaire, je décide d’aller a la rencontre des autres, j’habitais en banlieue, donc il fallait aller en centre ville et plus précisément ca se passait aux terrasses du Front du Medoc, quartier Meriadeck, a l’époque tout fraîchement rebâti, voire pas encore terminé.

Gil de La pointe - Meriadeck 77

Gil de La pointe - Meriadeck 77

 

Gil de La pointe - Meriadeck 77

Gil de La pointe - Meriadeck 77

Cet endroit est devenu mon nouveau chez moi pendant a peu pres 2 ans, de 77 a 79. c’était de la folie, on etait en pleine premiere vague du skate en France, le week end était surchargé de monde: slalomeurs, freestyleurs, surfers en mal de vagues, etc…Skateurs occasionnels mélanges à un petit noyau dur d’habitués.
La semaine, je séchais les cours pour retrouver les potes aux terrasses. Comme Meriadeck était en pleine renovation, on récuperait des panneaux de bois dans les chantiers alentour et on se fabriquait des banks et autres transitions éphémères…le street de l’epoque.
On créait des skateparks pour une journée, voire plusieurs jours avant que la police ou les services de voirie ne nous délogent.
On construisait ses modules en plans inclinés avec des parpaings pour les maintenir.
A. Mais quand on voit aujourd’hui les contraintes de sécurité et de normes à respecter, on se dit que c’est un autre monde quand même… Vous n’aviez pas de problème avec la police ?

Bien sûr que si. Ca n’a jamais été simple pour les skateurs qui improvisaient leurs modules. Les planches disparaissaient. C’était interdit, mais cet endroit tout neuf de Mériadeck était vide le soir, désert. Nous on l’occupait, on lui donnait une vie à la nuit tombée.

C’est aussi ca qui était excitant, ce côté totalement hors normes, inclassables. L’image du skate sur les gens lambda était partagée entre admiration, amusement ou peur et rejet total.
Nous mêmes, nous ne savions pas combien de temps tout ca aller durer, mais on avait l’impression de toucher à quelque chose de nouveau, cette recherche permanente de sensations nouvelles, il y avait tout a faire…

Gil de la Pointe - Saintes 79

Gil de la Pointe - Saintes 79

Puis les choses ont commencé à se structurer: rencontre avec Jean Marie Canicas, Alain Dussarat et Jean Paul Dupuy qui s’occupaient d’un club de skateboard au sein de l’union St Bruno. je suis intégré au club pour mon cote “rider de modules”.
On commence à faire des démonstrations le week end dans tout le sud ouest avec notre bank en bois, l’équipe se compose aussi de (pardon pour les oublis) de Dominique Coude du Foresto, Denis et Bruno Dupuis.


Les shops nous aident aussi au niveau matos: Atlantic Surf Shop et Skate shop number one.
Jean Paul Dupuy avait un camescope, chose rare à l’époque. Honnêtement, c’est quelque chose qui n’a pas changé. C’est exactement ce que font les gamins aujourd’hui avec les GoPro. On avait le privilège de se voir, mais la différence c’est qu’on ne pouvait pas les diffuser. On avait l’impression de s’inventer notre monde, on filmait pour nous.

 

1978: les rampes émergent

En 78,  Philippe Vergez nous rejoint, les skateparks et autres rampes plus ou moins bien reussis commencent à « pousser » dans la region. Initiatives privées ou publiques, le résultat est plus ou moins heureux mais nous offre des bons motifs de ballades: Saintes, Claouey, Port Maguide (Lac de Biscarosse)…
Avec Philippe, nous participons et assistons à la fabrication du skatepark de Claouey.
Découverte du surf le matin et session skate l’après midi.

Gil de La pointe - Claouey 88

Gil de La pointe - Claouey 88

Quel rapport entre l’histoire du surf et du skate ?
Le surf a démarré en France à Biarritz fin des années 50. Fin 70, les 2 principaux/premiers surf shops où l’on pouvait trouver du matos de skateboard americain dans le Sud Ouest était Joe Moraiz a Biarritz et Atlantic Surf shop a Bordeaux. Cette petite culture du surf sur tout la côte de Biarritz à Lacanau, a influencé la naissance de la culture skate à Bordeaux.

A Mériadeck , les premiers skateurs/surfeurs en recherche de vagues “en dur” avaient pris l’habitude de descendre les rampes d’accès (voiture) en colimaçons des parkings sous terrains. C’était un bon spot l’hiver, quand il n’y avait pas de surf et qu’il pleuvait. Par contre là, il fallait être rapide si on voulait pas d’ennui.

A Lacanau, on skatait partout où c’était possible si on était pas dans l’eau. Je me souviens d’un module plutot big dans un parking. On a même eu un spot temporaire assez genial, le “pipe” en béton du Huga qui existe encore mais qui n’est plus skatable transformé en piste cyclable.

Le surf deviendra de plus en plus présent, du moins chaque été. Nous ferons d’ailleurs une demo skate à la foire expo de Bordeaux pour le compte de la fedération francaise de surf et skate avec des structures bois un peu plus élaborées.
Les surfers de la Fédé nous chauffent aussi à nous mettre au surf, à l’époque on était les bienvenus sur les plages de la région, il n’y avait pas beaucoup de pratiquants.

1980/81: le top et la fin de la premiere vague …


Talence, piscine de Thouars…sous l’initiative de quelques locaux ( merci a eux!) on va rider pendant quelques mois un module avec une courbe qui va nous permettre de faire nos premiers airs/aerials… le graal, pour faire court. on sentait que le niveau technique progressait.

Au printemps 1980, je pars a Barcelone au skatepark d’Arenis de Mar avec JM Canicas et nos potes skateurs de Biarritz, tous fraîchement sponsorise par Sims Skateboard.  C’était un moment important pour l’espagne, la Movida. Il y avait plein d’energie, avec de la musique punk et ska partout. Première expérience dans un skatepark digne de ce nom: half pipe, bowls, snake.
Tellement bien que j’y retourne l’annee suivante avec Jim Lalondrelle et le crew d’Agen que je rencontre quelque mois avant. Affaire a suivre…
Après un été à Port Maguide à surfer et à skater, je lâche un peu le skate pour me concentrer sur mes études d’art graphiques a Tours pendant les 3 prochaines années.

Retour sur Bordeaux


C’est en 84 que je reviens dans la région avec mon diplôme de graphiste en poche.
Je me remets au surf.
Apres quelques essais peu concluants en agences de pub, je cree une marque de surfboard “Flying Wedge” avec Bertrand Souvay un pote surfer rencontre a Lacanau. lui shape et moi je fais la deco sur les boards.
Pascal Sabron, un autre pote surfeur nous aidera aussi dans cette aventure.
Notre atelier à Pessac est voisin avec Tutti Fruti, une des premières marques de surfwear française. Ils aiment bien mon travail et me demande de faire des graphismes pour leurs collections de tshirts.
C’est là que j’ai compris qu’il y avait un potentiel à dessiner pour d’autres marques de surf ou de skate, et que donc je pourrais vivre dans un milieu qui était ma passion. En allant au Salon Nautique à Paris, je commence à travailler en Freelance pour différentes marques de fringues (australiennes, américaines, françaises…).
A Bordeaux je retrouve Jim qui s’est installé depuis 3 ans en ville et a repris littéralement le flambeau avec sa rampe rose de la rue Malleret qu’il a fabriqué quasi seul avec l’aide des quelques skateurs qui restent sur Bordeaux ou bien de nouveaux que Jim arrive a recruter. Magnifique rampe moderne avec du plat, certainement une des seules en France a ce moment creux de la popularité du skateboard. Incroyable Jim, sorte de Don Quichotte de la board, seul contre tous pour parvenir a assumer et partager sa passion.  Jim me raccrochera au skateboard et à sa scène française qui est quelque peu disparate, voir rare.

l’Aventure Gatzby…


Après quelques trips surf, Portugal, Maroc, je m’installe a Claouey tout près du skatepark avec Bertrand et d’autres potes surfeurs. Surf le matin, skate l’après midi , la nuit je continue à dessiner pour des marques de vêtements.
Influencé par la popularite grandissante du surf/streetwear, j’ai eu envie de créer une marque à contre courant, noir et blanc, plus couture à la francaise qui s’appelera Gatzby en référence au personnage de Scott Fitzgerald et aussi parce que ça sonnait un peu comme les marques concurrentes: Gotcha, Jimmy’z, Stussy…
Stephane Vilpoux, skateur d’Agen, pote de Jim me propose de m’aider a lancer la compagnie et Jim nous rejoint quelque mois plus tard. les 3 mousquetaires! ou les pieds Nickelés, ça dépendait du moment…
Super souvenirs, super expérience où on a tous appris les joie de la libre entreprise.

A partir de 86: 2 ans sur la route à faire les représentants skateurs

…prêchant la bonne parole: le skateboard avec une fashion attitude.
La marque rencontre un succès d’estime plus que commercial mais laisse une bonne image. Vue la rareté d’exemplaires diffusés, la marque devient culte dans le skate francais. L’anecdote marrante, on a sponsorise Pierre Andre Senizergues qui est actuellement mon boss ici en Californie.

Paris, Cholet (Etnies), Cannes (BBC)…


Du monde de la fashion, je vais m’y rapprocher sans le voir venir. Toujours free lance, je monte a Paris, skate la rampe de choisy avec Jim et Jean Luc Sahnes.(Merci Jean Luc pour avoir squatte chez toi!)
En 88, le skate commence à repartir grave, rampe et street, on voit passer Klaus Grabke, Niki Guerrero, Bruno Peeters, Keith Stephenson.

Bourges,Toulouse et Bordeaux se bougent bien aussi, mais Paris va connaître une époque intéressante pour l’avenir du skate en france: les medias s’intéressent de nouveau à nous en parlant notamment du spot des Bassins sous la Tour Eiffel vidées temporairement, qui va former une nouvelle vague de skateurs parisiens plus quelques mois plus tard un des plus prestigieux évènement de skate en Europe: Le Trophée de Paris sur le site du Trocadero, organise par Snurf Production aka les skateurs parisiens de la première vague.
On voit défiler les teams americain Santa Cruz, BBC et Natas Kaupas sponsorisé par Etnies. Etnies, jeune marque francaise d’un petit village “gaulois” à côté de Cholet, créé par les frères Rautureau, spécialisés dans la création de chaussures couture et prêt à porter : Free Lance, No Name, Shmoove et d’autres…Donc fashion!
Ce que je fais pendant 3 saisons jusqu’a ce que Pierre Andre Senizergues en fin de carriere pro skateboarder propose de lancer Etnies en Californie.Quelques mois plus tot, lors d’une skate party parisienne chez Fishman, je rencontre Alain Montigne aka Platoon, ami des Rautureau, skateur, et à l’origine de l’idee de créer une chaussure de skate française.
Etant graphiste et skateur, il me propose de developper l’identité visuelle de la marque.
Ce que je fais pendant 3 saisons jusqu’a ce que Pierre Andre Senizergues en fin de carriere pro skateboarder propose de lancer Etnies en Californie.


Apres un premier trip d’un mois en Calif chez BBC, je m’installe à Cannes pendant les 2 années suivantes, travaillant pour le distributeur europe de BBC skateboard. on skate aussi là bas, des rampes un peu partout et des spots de downhill partout (descente/ skate de vitesse, pas un hasard que Sector 9 Europe se cree ici ). En même temps je fais des petits trip a Bordeaux où je suis temoin de ce que Jim réalise: Trophée de Bordeaux (ou je juge le jeune Seb Daurel), Stade Alfred Daney avec la Bones Brigade ( et la relève bordelaise: Biloo, Monsieur JB, Iniak, Luc, et j’en oublie)…pendant que Stephane continu a faire des petites productions de Gatzby, histoire de garder la marque en vie.

pendant 2 ans, avec Jim, Dom Coulon, Vincent Biard, Max, Romu et quelques autres, on va restaurer, transformer, animer le skatepark.

91/92, Claouey/Matoucat…


Apres un deuxieme trip de 3 mois en Calif a Los Angeles, je me re-installe a Claouey et pendant 2 ans, avec Jim, Dom Coulon, Vincent Biard, Max, Romu et quelques autres, on va restaurer, transformer, animer le skatepark.
Voir l’interview de Jim qui donne plus de détails. je rajouterais que le mélange béton bois était particulièrement novateur, complètement dans le recyclage déjà à l’époque et qui amenait techniquement un challenge intéressant et unique.

93/96: Blackstaff/Tzygan…


Retour sur Bordeaux,
Avec l’expérience acquise, je décide de lancer 2 nouvelles marques de streetwear: Blackstaff, ambiance hardcore/metal/bikers et Tzygan, ambiance hiphop, graffiti, groovy. Grâce a fifi (ex Tutti Fruti) qui a un atelier de sérigraphie et de broderie, on décline logos et graphismes explicites facon basic sur tshirt, sweat, casquettes; et ça marche … juste de quoi vivre et développer/réactiver le réseau en surf shop, skate shop et snowboard shop. On sponsorise des riders dans les 3 disciplines plus des évènements motards, concerts rock.
Pleins de rencontre enrichissantes, et entre autres Laurent Caillet, distributeur de Dc Martens en Europe et créateur des magasins bordelais Docks Dupont pour qui je fais quelques designs pour t-shirts.

96/99:DDP…


Apres 3 ans sur les routes/boutiques/salons/skateparks; entre ville, montagne et mer et l’atelier ou viennent bosser des skateurs de la scène bordelaise du moment comme  Loic Morice ou Jean Loup Dubourdieu (l’atelier deviendra l’actuel Art Print, spécialisé dans l’impression sur skateboard), je pars dans l’aventure Docks Dupont qui devient DDP en tant de chef de crea. On développe la marque entre la culture Denim traditionnelle mélangée au streetwear, skate et hip hop à la française.
Les skateurs Vincent Cassarangue (Biloo) et Francis Marchionini (Bill) rentreront dans l’équipe en tant de graphiste et modèles. les graffeurs Gysmo, Romain et Bart étaient aussi de la partie.
L’idee était de faire participer cette culture urbaine bordelaise qui émergeait dans une entreprise commerciale bordelaise dynamique.

Depuis 99…


Au travers d’un énième salon de la glisse, je croise Pierre Andre Senizergue, patron d’Etnies aux Etats-Unis.
Il me propose de venir l’aider a développer l’identité visuelle d’Etnies et des autres marques qu’il a créées: es, emerica et 32.
je débarque donc en 2000 avec famille et valises en carton.
12 ans après, toujours fidèle a Etnies, j’ai pris un peu de retrait en ce qui concerne le marketing visuel traditionnel pour me consacrer plus a des projets futuristes, voire même utopistes que je partage avec Pierre-André, ces mêmes projets sont évidement étroitement liés avec le skateboard et l’environnement.
Le recyclage et le développement durable jouent aussi un rôle important dans le processus et le résultat des travaux.

En dehors du travail, je skate un peu et surfe le plus possible.
Entoure de ma femme et mes 2 filles, avec du soleil toute l’année, vagues et skateparks, je l’ai cherchée et rêvée… j’ai fini par la trouver cette Californie! On trouve même du vin de Bordeaux, alors…

 

Quelles sont les valeurs du projet Darwin qui sont cohérentes avec Etnies?


Le bâtiment d’Etnies / Sole Technology par exemple est autonome en énergie avec 600 panneaux solaires sur le toit. la companie a un objectif de réduire de 80% son empreinte carbone d’ici a 2020.
Buy a Shoe, Plant a Tree”:
Etnies a mis en place une initiative de reforestation d’une partie de la forêt costaricaine en reversant une pourcentage des ventes chaussures à une association d’indiens cultivateurs natifs .

La philosophie du projet Darwin est similaire: inspirer et aider les jeunes générations, leur offrir d’autres choix de sociétés tout en acceptant les différences, mettre la planète au coeur des préoccupations, développer l’artistique et le faire soi même.

Le choix de mettre la PAS House à Darwin était un peu évident. un espace indoor de cette envergure dedié au skate et aux cultures urbaines, c’est unique.
Pour Bordeaux, c’est en phase avec le renouveau, la modernisation de la ville.
Pour les skateurs, c’est enfin une opportunite pour batir quelque chose de durable.

En terme d’architecture et d’espaces liés à la pratique du skate, c’est une première démarche intéressante et j’espere qu’il y aura d’autres projets.

 

Toi qui as connu l’évolution du skate sur 25 ans, comment perçois tu l’évolution du skateur entre les années 90 et aujourd’hui ?

Le skateur d’autrefois était considéré comme un voyou, un martien ou n’existait pas.
Aujourdhui il est partout , récupéré en style de vie, c’est en plus une attitude écologique! On peut penser que le skateur de demain va avoir de plus en plus d’impact sur notre société.

Il y a aussi le facteur temps, au moins deux générations se succèdent, le papa roule avec son fils.

A: Toi qui as pas mal voyagé, quelles sont les villes qui ont su accompagner intelligemment l’évolution du skate?
Gil: Cette ville n’existe pas encore.
Ce serait intéressant maintenant d’écouter les skateurs imaginer leur ville. Inverser les rôles au moins sur le papier…

Gil: Tous les meilleurs spots de street sont des accidents, du pur hazard. Le skateur ne fait que s’adapter à chaque environnement en choisissant le moins pire. Vu de façon positive, ça a certainement aiguisé l’esprit créatif du skateur face à chaque situation tant au niveau acrobatique que social. Ce serait intéressant maintenant d’écouter les skateurs imaginer leur ville. Inverser les rôles au moins sur le papier…
C’est un peu ce qu’on a essayé de développer avec la PAS house qui est actuellement installée dans le hangar Darwin à la caserne Niel.

 

Ce serait intéressant maintenant d'écouter les skateurs imaginer leur ville. Inverser les rôles au moins sur le papier.. - Gil de La Pointe

Ce serait intéressant maintenant d'écouter les skateurs imaginer leur ville. Inverser les rôles au moins sur le papier.. - Gil de La Pointe

Merci Gil!

 

5 Responses to “Gil Le Bon Delapointe – Concepteur de la PAS House”

  1. Ouahhh!!!!
    Effectivement ça ramène à des choses et des moments super!!
    dont rien n’a jamais été oublié…
    Et puis je suis d’accord avec Jean Marie t’es so glamour sur cette image!!!!!
    A très vite
    Biz

     
  2. Je sais enfin qui à volé la mascotte de DDP… bravo !!!

     
    • 2-fre
  3. ba alors vous le publier pas mon commentaire…

     
    • 2-fre
  4. Si ! Ca y est!!

     
    • aurelien
  5. yes Monsieur !

     
    • vilpoux philippe