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Cyrille Harnay

Passion Longboard

 

Quinze ans d’expérience et une passion toujours intacte. Cyrille Harnay – Koma, pour les intimes-  nous salue chaleureusement. Aujourd’hui directeur et fondateur de l’association Bordeaux Longskate, le monde de la glisse de rue ne lui était pourtant pas destiné, par chance son chemin fut bouleversé par une découverte inoubliable. Rencontre.

 

« A la base, je viens d’une région rurale où le skate est très peu pratiqué ». Plutôt footeux ou rugbyman, nous sommes bien loin du vertigineux roulement sur le pavé; malgré tout, l’univers de la glisse l’intéresse déjà très jeune. Snowboarder d’origine, il découvre peu à peu le longboard. «  C’est un ami, Dominique Coulon qui m’a donné ma « Le plaisir du mouvement et sentir la vitesse sous mes pieds » : un vrai sentiment de liberté.première planche », la Sector 9 était pourtant destinée à la balade ou aux déplacements quotidiens, mais très vite, le goût pour la descente pointe le bout de son nez.  Retrouver, en ville, les mêmes sensations qu’à la montagne, et ce sans aucune contrainte budgétaire : une nouveauté on ne peut plus intéressante!  Car pour lui, le skate, c’est un réel moyen de locomotion, écologique et pratique, après tout quoi de mieux que d’aller à ou les voitures ne passent pas ? « Le plaisir du mouvement et sentir la vitesse sous mes pieds » : un vrai sentiment de liberté.

Descente!!!!

Descente!!!!

« Nous en longskate, nous sommes une communauté »

Tendance historiquement marginalisée, le skate porte cependant des valeurs fortes d’anticonformisme et  d’affranchissement. Né vers la fin des années 60, il incarne une génération de jeunes rebelles avides d’ailleurs et de meilleur. «  Il y a eu un grand boom, puis une mort. Le skate est réapparu dans les années 90 avant d’être de nouveau démodé ».  La discipline suit les mouvements sociaux et revient à la mode lorsque le besoin de liberté se fait sentir.  Une manière d’affirmer sa différence sans pour autant faire trop de vague. Aujourd’hui, la pratique est remise au goût du jour mais les mentalités ont bien changées. « On croise des papas skateur, ou même des élus », il s’agit plus d’un héritage culturel que d’une marque de protestation.

Cyrille à l'heure de la transmission

Cyrille à l'heure de la transmission

Malgré tout, un lien spirituel unit toujours les skateurs de tout horizon. «Le principe d’un crew est de skater avec ses potes, rien de plus. Nous en longskate, nous sommes une communauté ». Les liens d’amitié ne sont pas indispensables dans ce type de sport, le skate à l’origine, c’est une pratique individuelle.  L’intérêt est de se faire plaisir, sans  éprouver la pression de l’objectif  à atteindre pour son équipe. Toutefois, partager les sensations d’une descente à plusieurs  et capter les ressentis des autres skateurs pousse à penser qu’une que ce sport  génère une force et une communion insoupçonnées. C’est un peu comme une bouffée d’air frais, à la porté de chacun !

La ville de Bordeaux et le skate.

Très impliqué dans la vie bordelaise et en sa qualité d’expert, Cyrille a bien voulu nous donner ses impressions concernant la ville et le skate.

Quels sont tes spots actuels de prédilection à Bordeaux?
Ils sont très variés.  J’ai commencé sur des descentes telles que le Cours du Chapeau Rouge, la Rue des Remparts  ou le début de la Rue Sainte Catherine. Mais la ballade (= le dancing) connait un super playground au niveau des quais et même dans les rues en général, à partir du moment où l’on peut se déplacer librement.

Quelles sont les évolutions des spots de la ville depuis que tu as commencé?
Les quais ont été refaits  et le skate bien évidement est soumis aux interdictions, ce qui est dommage. Mais ces arrêtés municipaux ne sont pas trop gênant tant qu’ils ne stoppent pas sans raison n’importe qui. A vrai dire à partir du moment où les lieux fréquentés sont respectés, pourquoi est ce que cela poserait problème ?

Si tu avais un souhait d’aménagement pour le Skate à Bordeaux, quel serait-il?
Je pense qu’un parc ou un lieu couvert serait de bonne augure.

Que penses-tu de ce projet “Bordeaux Cité Skate”?
J’espère qu’il intégrera vraiment une dimension digitale. Nous, nous avons été intéressés par le concept « My check Experience », car le principe pourrait nous suivre et projeter sur vidéo notre itinéraire.
Aujourd’hui, internet est un vecteur hyper important pour le développement de ces sports. Tout le monde communique sur sa session. Le skate a une place plus que réduite dans les médias traditionnels, l’internet repousse les limites. Et avec plus de 500 000 gamins qui prétiquentle skate, peut-être qu’il aura plus de place à la télévision dans les années à venir.

Aurais-tu un ou plusieurs contacts à recommander pour faire l’interview suivante ?
Dominique Coulon, mon ami et co-créateur de Clawey. Et Diter Fleischer, multi champion de France de Slalom et skate. Il appartient à la fédération de surf et a construit le skate-fédéral avec Olivier Leduc et Vincent Pasquolini. Ce sont vraiment des personnages alors oui, c’est avec plaisir que je réaliserais les interviews.

Interview réalisée par Mélissa Pontéry, Marion Lefrileux, Anaïs Passereau (EFAP) 

 

Le site du Bordeaux Longskate Club

Le site du Bordeaux Longskate Club